Crédit immobilier : taux stables cet été, rentrée sous tension pour les emprunteurs

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Bonne nouvelle pour les emprunteurs cet été : le crédit immobilier reste globalement stable en France. Mais les courtiers sont unanimes, un indicateur obligataire surveillé de près pourrait faire basculer les barèmes bancaires dès la rentrée. Dans le même temps, un coup de pouce inattendu vient soutenir les primo-accédants : le prêt à taux zéro, désormais élargi, ouvre de nouvelles portes à l’achat.

Des taux stables en août, mais une rentrée sous surveillance

Selon les relevés des courtiers, les taux moyens constatés en août s’établissent autour de 3,33 % sur 15 ans, 3,44 % sur 20 ans et 3,52 % sur 25 ans, tous profils confondus. Par rapport à juillet, la variation reste minime : quasiment stable sur 15 ans, +0,04 point sur 20 ans et +0,09 point sur 25 ans. Seuls les profils les plus aisés, empruntant sur les plus longues durées, ressentent une remontée un peu plus marquée.

  • Taux moyens août 2026 : 3,33 % (15 ans), 3,44 % (20 ans), 3,52 % (25 ans)
  • Plus de 13 milliards d’euros de crédits immobiliers contractés en juin, un niveau de production au plus haut depuis 17 ans
  • Prix de l’immobilier globalement stabilisés : +0,7 % en moyenne sur un an, tiré par les appartements (+1,3 %) plus que par les maisons (+0,2 %)

L’indicateur qui inquiète les courtiers : l’OAT à 10 ans

Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas les taux directeurs de la Banque centrale européenne — inchangés depuis juillet — qui pilotent directement les barèmes des banques françaises. L’indicateur clé, c’est l’OAT à 10 ans, l’obligation d’État qui sert de référence aux établissements prêteurs pour fixer leurs taux fixes. Or elle a franchi le seuil des 4 % en juillet. Tant qu’elle reste proche de ce niveau, les courtiers tablent sur une stabilité relative des taux. Mais une installation durable au-dessus de 4 % pourrait déclencher une remontée progressive des barèmes dès septembre.

Le prêt à taux zéro élargi, une opportunité pour les primo-accédants

Autre évolution qui change la donne pour les acheteurs d’une première résidence principale : le prêt à taux zéro (PTZ), prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, voit ses plafonds de ressources revalorisés de 8 à 13 % selon les zones. Les montants de l’opération finançable augmentent eux aussi nettement, passant par exemple de 79 000 à 99 000 euros dans certaines configurations, et de 156 000 à 195 000 euros dans d’autres. Depuis 2025, le PTZ neuf est en outre ouvert à l’ensemble du territoire, y compris dans les zones jusque-là exclues, ce qui élargit mécaniquement le nombre de projets éligibles.

  • PTZ réservé aux personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années
  • Plafonds de ressources et montants finançables revalorisés en 2026
  • Éligible au neuf sur tout le territoire, et à l’ancien sous condition de travaux représentant au moins 25 % du financement

Pour un ménage qui prépare son projet d’achat, l’enjeu est donc double : sécuriser un taux avant une éventuelle hausse à la rentrée, tout en vérifiant son éligibilité au PTZ auprès de sa banque ou de son courtier. Pour les biens anciens nécessitant des travaux, le dispositif peut aussi se combiner avec un chantier de rénovation, à anticiper avec des professionnels du bâtiment.

Questions fréquentes

Pourquoi les taux immobiliers pourraient-ils augmenter à la rentrée ?

Parce que l’OAT à 10 ans, la référence utilisée par les banques pour fixer leurs taux fixes, a dépassé les 4 % en juillet. Si elle se maintient durablement à ce niveau, les établissements prêteurs répercuteront progressivement la hausse sur leurs barèmes.

Qui peut bénéficier du prêt à taux zéro en 2026 ?

Les primo-accédants, c’est-à-dire les personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années, sous conditions de ressources et pour l’achat d’un logement neuf sur tout le territoire, ou ancien avec travaux représentant au moins 25 % du financement.

Vaut-il mieux emprunter maintenant ou attendre ?

Les courtiers recommandent généralement de ne pas attendre : les taux sont stables mais la tendance de fond est à une légère remontée, et les délais bancaires pour monter un dossier peuvent eux-mêmes retarder la concrétisation d’un achat.

Sources

Pretto · Crédit Courtier de France · Banque Populaire

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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