Depuis cet été, le paysage des plateformes crypto a changé de visage en France. Le régime transitoire qui permettait aux prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) d’opérer sous l’ancien cadre national a pris fin début juillet 2026. Désormais, seule une plateforme munie d’un agrément MiCA peut légalement proposer ses services aux résidents français. Un tournant réglementaire qui concerne directement les détenteurs de bitcoin, d’ethereum ou de tout autre actif numérique, souvent sans qu’ils en aient pleinement conscience.
Ce qui change concrètement
Le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets) s’applique depuis fin décembre 2024, mais une période de transition de dix-huit mois avait été accordée aux prestataires déjà enregistrés en France sous l’ancien statut PSAN. Cette tolérance a pris fin le 30 juin 2026. Concrètement, tout prestataire souhaitant continuer à opérer devait, avant cette date, obtenir un agrément européen complet au titre de MiCA, faute de quoi il doit cesser son activité auprès des clients français. Début 2026, environ 170 acteurs avaient déjà obtenu ce précieux sésame à l’échelle de l’Union européenne.
Pourquoi c’est important pour les épargnants
La bascule n’est pas qu’une formalité administrative. Les clients d’une plateforme non agréée perdent toute protection réglementaire : en cas de faillite, de piratage ou de blocage des retraits, aucun recours n’est garanti auprès des autorités européennes. C’est justement ce type de scénario, associé à la multiplication des tentatives d’escroquerie visant les détenteurs de cryptomonnaies, qui a poussé les régulateurs à durcir le contrôle du secteur.
Comment vérifier qu’une plateforme est en règle
En France, c’est l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui supervise la conformité des prestataires et publie un registre des acteurs agréés, ainsi qu’une liste noire des sites non autorisés. Depuis le début de l’année 2026, une vingtaine de nouveaux noms s’y sont ajoutés. Avant d’y déposer ou d’y conserver des fonds, il est recommandé de :
- Consulter le registre public de l’AMF pour vérifier le statut exact du prestataire ;
- Se méfier des plateformes qui communiquent peu sur leur agrément ou leur immatriculation ;
- Vérifier que les obligations de transparence fiscale (déclaration des transactions) sont bien respectées par l’opérateur ;
- Privilégier les acteurs déjà cités dans les communications officielles de l’AMF et de la Banque de France.
Un cadre encore amené à évoluer
La Commission européenne a ouvert fin mai 2026 une consultation auprès des professionnels du secteur, avec des réponses attendues jusqu’au 30 septembre 2026, en vue d’une possible révision du règlement MiCA. Parmi les pistes évoquées figure un assouplissement des exigences de réserves imposées aux émetteurs de jetons de monnaie électronique, aujourd’hui tenus de conserver entre 30 % et 60 % de leurs réserves sous forme de dépôts bancaires. De quoi rappeler que le cadre juridique des actifs numériques reste mouvant, et qu’il convient de suivre régulièrement son évolution avant de s’engager durablement sur une plateforme.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le règlement MiCA ?
MiCA (Markets in Crypto-Assets) est le règlement européen encadrant les marchés de crypto-actifs. Il impose aux prestataires de services sur actifs numériques d’obtenir un agrément unique, valable dans toute l’Union européenne, pour pouvoir exercer légalement.
Que risque-t-on à utiliser une plateforme non agréée ?
En cas de faillite, de piratage ou de blocage des fonds, les utilisateurs d’une plateforme non agréée ne bénéficient d’aucune protection réglementaire ni d’aucun recours garanti auprès des autorités européennes.
Où vérifier si une plateforme crypto est agréée en France ?
L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie un registre des prestataires agréés ainsi qu’une liste noire des sites non autorisés, consultables sur son site officiel.
Sources
AMF France —
Infosoir —
Infosoir (consultation Bruxelles)
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

