Depuis le 8 janvier 2026, les téléviseurs et les lave-linge à hublot vendus en France affichent une nouvelle note sur dix : l’indice de durabilité. Ce score remplace progressivement l’indice de réparabilité créé en 2021, jugé trop étroit par les associations de consommateurs. Concrètement, il ne mesure plus seulement la facilité à faire réparer un appareil, mais aussi sa capacité à résister durablement à l’usage quotidien.
Qu’est-ce que l’indice de durabilité ?
Piloté par le ministère de la Transition écologique et l’ADEME, l’indice de durabilité additionne aux anciens critères de réparabilité (disponibilité des pièces détachées, prix des réparations, documentation technique) des critères de fiabilité : résistance à l’usure, robustesse des matériaux, qualité des processus de fabrication. Les fabricants sont désormais tenus de publier le détail de la grille de calcul ayant servi à établir leur note, un exercice de transparence réclamé depuis plusieurs années par les associations de défense des consommateurs.
Pour les fabricants de gros électroménager, cette évolution s’ajoute à une compétition déjà vive sur le terrain de la connectivité : la percée de marques comme Dreame dans le gros électroménager connecté illustre à quel point l’innovation technique devient un argument de vente à part entière, aux côtés de la durabilité.
Quels appareils sont concernés en 2026 ?
Après les téléviseurs et les lave-linge à hublot, le calendrier officiel prévoit une extension progressive :
- Micro-ondes et trottinettes électriques : bascule prévue au second semestre 2026.
- Robots de cuisine, vélos à assistance électrique, appareils de coiffage soufflant et enceintes audio : textes réglementaires attendus dans le courant de l’année, pour une entrée en vigueur environ six mois après leur publication.
- Aspirateurs et lave-vaisselle : bascule annoncée pour 2028.
Pourquoi ce changement de méthode
L’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), agréée pour la protection de l’environnement, a activement participé à la définition des critères. Son objectif : que la note reflète aussi la facilité de maintenance logicielle et l’existence d’une garantie commerciale de durabilité, deux points absents de l’ancien indice de réparabilité. La logique rejoint celle des lois anti-gaspillage déjà en vigueur, dans l’esprit de la loi anti-fast-fashion adoptée pour limiter le renouvellement effréné des produits : donner au consommateur les moyens de privilégier des achats qui durent.
Ce que cela change concrètement pour les ménages
Sur le terrain, deux tendances se confirment. D’abord, le petit électroménager (sorbetières, ventilateurs, robots laveurs de vitres) progresse fortement alors que le gros équipement recule légèrement en volume de ventes. Ensuite, l’intérêt pour le reconditionné continue sa progression, porté par des offres de location d’appareils reconditionnés qui se multiplient, notamment auprès des étudiants.
Cette vigilance sur la durée de vie des appareils fait écho à d’autres postes de dépense du foyer où la question du coût dans le temps s’impose, comme celle de l’énergie : après la hausse des tarifs réglementés de l’électricité, un appareil plus durable et mieux noté représente aussi une économie sur la facture, en évitant un remplacement prématuré.
Selon les enquêtes de consommation les plus récentes, près d’un Français sur deux dit déjà connaître l’indice de réparabilité, et plus des deux tiers savent lire une étiquette énergie. L’enjeu, pour les pouvoirs publics comme pour les associations, est désormais de faire connaître ce nouvel indice de durabilité pour qu’il pèse réellement au moment de l’achat.
Questions fréquentes
L’indice de durabilité remplace-t-il totalement l’indice de réparabilité ?
Oui, pour les catégories concernées : la notation intègre désormais la réparabilité comme l’un de ses critères, en l’associant à des critères de fiabilité et de résistance à l’usure.
Quels appareils affichent déjà l’indice de durabilité ?
Depuis le 8 janvier 2026, les téléviseurs et les lave-linge à hublot en sont équipés. Les micro-ondes et trottinettes électriques doivent suivre au second semestre 2026.
L’indice est-il obligatoire pour tous les vendeurs ?
Oui, pour les catégories de produits concernées par les textes déjà publiés, l’affichage est obligatoire en point de vente comme en ligne, au même titre que l’étiquette énergie.
Sources
- Ministère de la Transition écologique — Indice de durabilité
- ADEME Infos — L’indice de durabilité servira aux acheteurs comme aux fabricants
- HOP — L’indice de durabilité, un outil anti-obsolescence programmée
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

