En juillet 2026, l’once d’or évolue autour de 4 000 dollars, avec un gramme qui dépasse les 110 euros (soit environ 113 euros le 16 juillet, selon Économie Matin). Après un premier trimestre spectaculaire, le métal jaune se maintient à des niveaux très élevés, portés par les tensions géopolitiques, les achats des banques centrales et la recherche de valeurs refuges. Pour l’amateur de bijoux, la question n’est plus théorique : acheter un bijou en or coûte-t-il vraiment plus cher, et comment continuer à se faire plaisir sans y laisser son budget ?
Ce qui change concrètement en vitrine
Contrairement à une idée reçue, la flambée du cours ne double pas le prix affiché du jour au lendemain. La raison est simple : dans un bijou fini, l’or brut ne représente qu’une part minoritaire du prix de vente. La main-d’œuvre, la création, la marque, la distribution et la TVA pèsent souvent bien davantage. Un bijou très travaillé et léger encaisse mieux la hausse qu’une chaîne massive vendue « au poids ».
Concrètement, plusieurs enseignes ont ajusté leurs tarifs, allégé le grammage de certaines pièces ou repensé leurs collections pour contenir la note. Le consommateur, lui, se montre plus prudent : on compare, on attend les périodes de promotion, et l’on se tourne vers des alternatives crédibles à l’or massif.
Les vraies alternatives à l’or massif
Face à la hausse, plusieurs options permettent de garder l’éclat doré sans le prix de l’or 18 carats :
- Le vermeil : de l’argent massif 925/1000 recouvert d’une couche d’or d’au moins 750/1000 (18 carats) et d’au moins 5 microns d’épaisseur. Un rendu proche de l’or massif, pour un budget nettement plus doux.
- Le plaqué or : une couche d’or d’au moins 3 microns sur un métal support. Moins durable que le vermeil, mais très accessible.
- L’argent : plébiscité en 2026, il séduit par son prix et son style. Dans plusieurs bassins joailliers, l’argent « fait fureur » là où l’or devient inaccessible.
- L’occasion et le rachat : le marché du bijou de seconde main progresse, tandis que revendre son « or dormant » n’a jamais été aussi intéressant.
À noter : le vermeil et le plaqué ne sont pas de l’or massif. Ce sont d’excellentes options de style, mais leur valeur de revente reste faible. Pour un investissement, seul l’or massif poinçonné compte.
Bien acheter en 2026 : les réflexes utiles
- Vérifiez le poinçon (tête d’aigle pour l’or 18 carats en France) et le grammage réel.
- Distinguez le prix du style (vermeil, plaqué, argent) du prix de la valeur (or massif).
- Comparez le prix au gramme entre plusieurs enseignes pour une même finesse d’or.
- Pour revendre, faites expertiser : la hausse du cours joue en votre faveur.
Autre signal fort du moment : la France abriterait des milliers de tonnes d’« or dormant » (bijoux oubliés dans les tiroirs), un gisement que la filière du rachat regarde de près. Avant de vendre un bijou de famille, mieux vaut toutefois distinguer la valeur sentimentale de la valeur au poids.
Envie d’aller plus loin côté tendances ? Retrouvez nos idées mode femme, homme et enfant, nos bons plans shopping et boutiques en ligne et nos repères vie pratique et société.
Questions fréquentes
Le prix des bijoux en or a-t-il vraiment augmenté en 2026 ?
Oui, mais moins que le cours du métal. Comme l’or ne représente qu’une partie du prix d’un bijou fini, la hausse se répercute de façon atténuée, surtout sur les pièces travaillées et légères.
Le vermeil est-il un bon compromis ?
Pour le style, oui : c’est de l’argent massif recouvert d’or 18 carats (au moins 5 microns). L’aspect est proche de l’or massif, à prix réduit. En revanche, sa valeur de revente reste modeste.
Est-ce le bon moment pour revendre ses vieux bijoux en or ?
Avec un cours élevé, la revente d’or massif est plus avantageuse qu’il y a quelques années. Faites expertiser plusieurs offres et vérifiez le poinçon avant toute transaction.
Sources
- Économie Matin — cours des métaux précieux, 16 juillet 2026
- Journal du Luxe — la hausse du prix de l’or et les maisons de joaillerie
- Or en Cash — qu’est-ce que le vermeil ?

