Depuis le 1er octobre 2026, les culottes et coupes menstruelles réutilisables achetées en pharmacie peuvent être partiellement ou totalement remboursées par l’Assurance Maladie. Une mesure qui change concrètement le budget de près de 6,7 millions de femmes menstruées, mais dont les conditions restent assez précises. Mise à jour : octobre 2026.
Qui peut en bénéficier ?
Le dispositif cible deux publics distincts. D’une part, toutes les assurées de moins de 26 ans, sans aucune condition de ressources. D’autre part, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), quel que soit leur âge. Pour ces dernières, la prise en charge atteint 100 %, sans reste à charge.
- Moins de 26 ans : remboursement partiel, sans condition de ressources
- Bénéficiaires de la C2S : remboursement intégral, à tout âge
- Passage obligatoire en pharmacie pour bénéficier du dispositif
Combien ça coûte, combien c’est remboursé ?
Les prix de vente des produits éligibles sont encadrés : jusqu’à 19 € pour une culotte menstruelle et 15,80 € pour une coupe menstruelle, TTC. Pour les moins de 26 ans, le taux de remboursement se situe autour de 60 %, soit environ 11,40 € pour une culotte et 9,48 € pour une coupe. La prise en charge reste plafonnée à deux produits par période de douze mois, calculée à partir du premier achat remboursé. Ce mécanisme s’inscrit dans un mouvement plus large de transfert de certaines dépenses de santé vers de nouveaux dispositifs de prise en charge, comme l’illustre déjà la hausse des franchises médicales et le transfert de charges vers les mutuelles.
Comment l’obtenir concrètement ?
Contrairement à d’autres dispositifs remboursés sur simple présentation d’une ordonnance ou d’un ticket, l’achat doit impérativement se faire en pharmacie : les produits vendus en grande surface, en parapharmacie ou en ligne ne sont pas concernés. Seuls les modèles inscrits sur la liste des produits et prestations (LPP) ouvrent droit au remboursement. Les tampons et serviettes hygiéniques, même réutilisables, restent exclus du dispositif. Pour les assurées qui suivent déjà leurs remboursements de près, la logique rejoint celle observée sur d’autres postes de dépense liés à la mutuelle santé, où la lecture des garanties fait souvent la différence sur le reste à charge réel.
Plus largement, cette mesure s’ajoute à une série d’ajustements entrés en vigueur au 1er octobre 2026 qui touchent le budget des ménages, dans un contexte où les règles de protection des consommateurs évoluent elles aussi sur d’autres postes de dépense courante.
Questions fréquentes
Les protections menstruelles jetables sont-elles concernées ?
Non. Seules les culottes menstruelles et les coupes menstruelles réutilisables sont prises en charge. Les serviettes et tampons, même réutilisables, restent exclus du dispositif.
Faut-il une ordonnance pour se faire remborser ?
Non, mais l’achat doit obligatoirement avoir lieu en pharmacie, auprès d’un modèle inscrit sur la liste des produits et prestations (LPP). Un achat en parapharmacie, en grande surface ou en ligne n’ouvre pas droit au remboursement.
Peut-on cumuler le remboursement avec une mutuelle ?
Oui, selon les contrats : la part non couverte par l’Assurance Maladie peut, dans certains cas, être complétée par la mutuelle santé de l’assurée, en fonction des garanties souscrites.
Sources
- Démarches Administratives – Ce qui change au 1er octobre 2026
- Le Moniteur des Pharmacies – Prix fixé pour les culottes et coupes menstruelles
- Le Journal de l’Économie – Les montants de l’aide dévoilés
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

