Trois nouvelles règles européennes vont changer, d’ici la fin du mois, ce qui figure sur l’étiquette de vos produits de beauté. Entre le renforcement de l’étiquetage des allergènes de parfum, une bataille inédite contre le greenwashing et de nouvelles obligations sur les emballages, le secteur cosmétique entre dans l’une des périodes les plus denses de sa réglementation récente.
Allergènes de parfum : la liste explose
Depuis le 31 juillet 2026, les marques doivent déclarer beaucoup plus d’allergènes potentiels sur leurs emballages. Le nombre de substances à mentionner obligatoirement passe d’une vingtaine à plus de 80 allergènes, dès lors qu’ils dépassent des seuils très bas : 0,001 % pour les produits sans rinçage (crèmes, parfums) et 0,01 % pour les produits rincés (gels douche, shampoings). Les anciens emballages déjà produits pourront toutefois continuer à être écoulés jusqu’en 2028, le temps que les stocks s’écoulent.
Fini les allégations « naturel » ou « éco-friendly » sans preuve
Deuxième changement majeur : à partir du 27 septembre 2026, la directive européenne dite « Empowering Consumers for the Green Transition » impose que toute allégation environnementale sur un produit cosmétique soit justifiée par des preuves vérifiables. Les mentions « éco-friendly », « durable », « bon pour la planète » ou « zéro impact » ne pourront plus relever du simple argument marketing : les marques devront documenter leurs affirmations avec des méthodologies claires, sous peine de retraits de produits ou de blocages commerciaux chez les distributeurs.
PFAS interdits, emballages sous surveillance
Ces deux échéances s’ajoutent à des règles déjà entrées en vigueur ou toutes proches. Depuis le 1er janvier 2026, la France interdit la fabrication, l’importation et la commercialisation de cosmétiques contenant des PFAS ajoutés intentionnellement — ces composés chimiques persistants que l’on retrouvait notamment dans certains fonds de teint et mascaras longue tenue. Et le 12 août 2026, le règlement européen sur les emballages (PPWR) est venu imposer aux fabricants une recyclabilité renforcée et une réduction du poids et du volume des contenants, un secteur qui représente à lui seul environ 15 % du marché des emballages en Europe.
Un mouvement qui dépasse la cosmétique
Ce resserrement réglementaire n’est pas isolé : plusieurs secteurs de la consommation courante ont vu leurs règles bouger cette année. Le démarchage téléphonique a été rebattu par la fin de Bloctel, le cashback en magasin obéit désormais à un cadre légal précis, et même les cryptomonnaies ont eu droit à leur propre réglementation européenne unifiée avec MiCA. Un fil conducteur se dessine : les autorités européennes cherchent à réduire l’écart entre ce qu’un produit ou service affirme et ce qu’il fait réellement.
Ce que cela change pour les consommateurs
Dans les rayons, l’effet ne sera pas spectaculaire du jour au lendemain : les produits déjà en stock avec l’ancien étiquetage restent en vente. Mais à moyen terme, un étiquetage d’allergènes plus complet permettra aux personnes sensibles de mieux identifier les produits à risque, tandis que la fin des allégations vertes non prouvées devrait clarifier l’offre pour les acheteurs en quête de produits réellement plus responsables.
Questions fréquentes
Dois-je jeter mes cosmétiques achetés avant ces nouvelles règles ?
Non. Les nouvelles obligations concernent la mise sur le marché de nouveaux produits ; les produits déjà achetés ou déjà en rayon avec l’ancien étiquetage restent parfaitement utilisables et peuvent continuer à être vendus jusqu’en 2028 pour l’étiquetage des allergènes.
Qu’est-ce qui est concrètement interdit sur les étiquettes ?
Les marques ne pourront plus utiliser des mentions comme « éco-friendly », « naturel » ou « zéro impact » sans pouvoir justifier ces allégations par des preuves vérifiables et une méthodologie documentée.
Ces règles s’appliquent-elles à toutes les marques, y compris étrangères ?
Oui, dès lors qu’un produit est commercialisé sur le marché européen, y compris importé, il doit respecter ces obligations d’étiquetage et ces exigences sur les allégations environnementales.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

